lundi 21 novembre 2011

Les aventures de Lysanne - Partie 4


Lysanne Pelletier a travaillé au Planificateur pendant plus d’un an et a décidé de partir à la découverte du monde avec son mari.

Si vous voulez lui envoyer un commentaire, vous pouvez l’envoyer à info@leplanificateur.ca et nous nous ferons un plaisir de lui transmettre, même si là où elle est maintenant la connexion internet est limitée.

"Salut à tous,

Nous revoilà de retour à Olgii, cette ville où nous avons passé déjà trop de temps. Mais bon c’était essentiel de revenir afin de revendre nos bêtes. Ce fut d’ailleurs très triste de les laisser. Nous avons passé près d’un mois avec eux et le temps était maintenant venu de les vendre. On ne pense pas à ce genre de chose lorsqu’on a des rêves. On s’imagine encore moins qu’ils vont finir entre les mains d’un boucher. Et oui, non seulement on les a revendu à très bas prix mais nous avons appris plus tard que nous les avions vendus à un boucher. Quel horreur !! Nous savions que cela faisait partie de la culture ici de manger les chevaux, mais nous espérions tout de même les vendre pour qu’ils soient montés. Voilà, le côté tragique de ce rêve. Du moins jusque là, nous en avons pris grand soin. Laissez-moi vous raconter en quelques lignes les 2 dernières semaines.

Le 2 août, nous devions partir. Le seul problème, c’est que le guide que nous avions trouvé ne s’est jamais pointé. Yvan, le fou (du moins c’est ce que nous avons cru, Nikos et moi, à ce moment là), a dit « Tant pis, nous partons sans guide! ». Ça n’a pas pris 2 heures pour que tous les bagages tombent du chameau. Visiblement, nos 5 jours d’expérience n’ont pas suffit savoir comment attacher proprement tout le bordel sur le dos du chameau. Avec du temps et beaucoup de patience (et finalement l’aide d un local qui passait par là), nous avons appris à faire le tout correctement et que nous avons du refaire chaque matin évidemment. Nous avons également eu quelques petits moments d’inattention au cours de ce voyage. Une fois, lorsque nous nous étions arrêtés pour le lunch, le chameau a marché sur sa corde, a paniqué et a arraché le bout de bois qui est dans son nez (c’est le seul moyen de contrôler un chameau - c’est apparemment son seul point sensible). Je ne vous raconte pas l’atmosphère ! On s’est tous regardé. Yvan le cowboy a enroulé la corde autour du nez du chameau et a essayé de le faire assoir. Je mets au défi n’importe qui de faire ca !!!! Je dois avouer qu’il a sauvé la situation ainsi que le reste du voyage. J’imaginais mal le chameau se barrer avec tous nos sacs. On serait resté comme des cons au milieu de nul part.

Une autre fois, y a un cheval qui s’est détaché (Dieu seul sait comment !) le matin vers 5h00. Et bien mon cheval n’est peut-être pas le plus beau mais il est de loin le plus intelligent ! Il s’est mis à hennir sans cesse jusqu’à ce que l’on sorte de nos tentes pour s’apercevoir qu’un cheval manquait. Merde.... Encore une fois, Yvan, le sauveur, a scellé mon cheval et est parti à la recherche de l’autre cheval. Heureusement, on l’a trouvé un petit quart d heure plus tard. FIOU !!! Que d’émotions !

Le but de se petit voyage était de se rendre à une chute prés d’un glacier à 3000 m d’altitude. Mission accompli ! Mais sans guide tu peux chercher longtemps ! Heureusement nous avions les coordonnées GPS et nous avons pu la localiser. C’était tout simplement magnifique. Mais on a aussi eu droit à -4 degrés la nuit. Disons que nous n’étions pas équipés pour ça.....
Mais c’était tellement beau qu’on y est resté deux nuits. Le jour, Yvan et moi, avons pris nos chevaux et sommes allés faire la course. Je me rappellerai de cette journée toute ma vie. Quel sentiment de liberté de courir à cheval au beau milieu de nul part !!! Les vallées sont tout simplement interminables. On en a traversé une, et il y en a toujours une autre qui nous attend. Ça nous a semblé infini !

Sur le chemin du retour, nous avons apparemment mal attaché nos choses et un sac est tombé du dos du chameau. Il a eu tellement eu peur, qu’il s’est mis à courir et à donner des coups de pattes (est-ce que vous pouvez imaginez la force d’un coup de patte de chameau ???!!!!) aux sacs. Il les a botté, écrasé et massacré ! Et le brave Yvan n’a jamais lâché la corde ! Enfin, Yvan a fait le chameau s’assoir encore une fois, et rebelote, nous avons remis tous les bagages. Le petit sac de Nikos a été endommagé, notre canne à pêche est morte et un pot en verre s’est cassé. Peu de dommage pour autant de peur !

Nous espérons partir demain pour notre prochaine destination. Il nous reste que deux semaines pour joindre la capitale Oulan-Bator. Une fois là-bas, nous devrons organiser le reste du voyage. Nous ne savons toujours pas si nous allons traverser la Chine en train ou si nous allons prendre l’avion jusqu’au Vietnam. À suivre...

Je vous enverrai quelques photos bientôt,
Au plaisir de vous lire mes amis,
Lysanne"

lundi 19 septembre 2011

Les aventures de Lysanne - Partie 3


Lysanne Pelletier a travaillé au Planificateur pendant plus d’un an et a décidé de partir à la découverte du monde avec son mari.

Si vous voulez lui envoyer un commentaire, vous pouvez l’envoyer à info@leplanificateur.ca et nous nous ferons un plaisir de lui transmettre, même si là où elle est maintenant la connexion internet est limitée.

« Salut,

Ça y est, nous avons acheté trois chevaux et un chameau. Juste de l’écrire, ça me fait rigoler! Nous devions initialement acheter trois chevaux pour nous et deux autres pour porter nos sacs. Les locaux nous ont dit qu’un chameau serait mieux. Un peu inconscient, nous n’avons pas pensé qu’un dinosaure compliquerait les choses. On l’appelle le dinosaure puisqu’il est énorme et qu’il grogne un peu près pareil. Jour après jour on apprend à faire avec!

Nous sommes donc partis dans un village à environ 140 km de la ville d’Olgii afin d’acheter nos bêtes. 7h de route à 9 personnes dans une petite jeep, pas facile les moyens de transport en Mongolie. Une fois là-bas, un mec nous a aidés à trouver tout ce dont nous avions besoin. Nous avons également pris un guide pour retourner jusqu’à Olgii. Pas pour la route, puisque nous avons un GPS et une carte, mais pour nous aider avec nos bêtes. Heureusement que nous l’avons pris, sinon à l’heure où je vous écris nous n’aurions plus d animaux.

Nous avons mis 5 jours pour parcourir 140 km. Résultat, nous avons abandonné l’idée de se rendre jusqu’à Oulan-Bataar (soit environ 1 500 km d ici). Ce serait beaucoup trop fatiguant et ça nous prendrait probablement 4 mois! Nous avons donc rectifié notre plan et avons décidé de partir une quinzaine de jours à l’aventure et de revenir encore une fois à Olgii afin de vendre nos bêtes.

Mais tout d abord, laissez-moi vous raconter ces 5 jours de pure aventure.

Le premier soir où nous avons posé nos tentes, le chameau s’est sauvé. Il a mangé sa corde et s’est enfui. Le guide est parti avec son cheval et une lampe de poche à la recherche du chameau. Le lendemain, 2e jour, lorsque nous nous sommes réveillés, le guide et le chameau n’étaient toujours pas revenus. Heureusement, quelques heures plus tard, il était de retour avec le dinosaure. Ouf! Nous continuons notre route.

Plus tard dans la journée, un orage nous tombe dessus et on tente de se couvrir avec un plastique. D’un autre côté nous devons tenir les chevaux. Le tonnerre les effraie et ils partent tous en même temps dans tous les sens. Un vrai western. Nikos reste là à tenir le chameau et Yvan, le guide, et moi partons les chercher. Apres une vingtaine de minutes, on rassemble tout ce beau monde et on continue.

Le 3e jour, le soleil nous tape sur la tête avec 35°C et un nuage de mouches à cheval nous poursuit toute la journée. Les chevaux devenaient fous ce jour-là et nous n’avons parcouru que 22 km.

Le 4e jour, nous avons eu droit à une tempête de sable lorsque nous traversions une vallée. Je n’avais jamais vu ça. Et ensuite une pluie torrentielle mêlée à de la grêle! De 30°C, nous sommes passés à 5°C en l’espace d’une heure.

Le 5e jour, les chevaux se sont enfuis pendant la nuit. Nikos est parti avec le guide les chercher.

Nous sommes fatigués et affamés. Nous pensions acheter des provisions sur la route, mais nous n’avons rien trouvé. Nous avons donc fait 5 jours avec un peu d’avoines le matin et un peu de riz ou de pâte le soir. Nous sommes arrives à Olgii avec l’impression que ça faisait deux semaines que nous voyagions. Repos, repos, repos et bouffe !

Nous sommes fin prêts à repartir, pas pour deux mois mais pour deux semaines!

C’est ça la beauté de pouvoir réaliser ses rêves. On voit si c’est possible, et si ce ne l’est pas, on s’ajuste.

Je joins quelques photos afin de vous donner un petit gout.»

Lysanne, 2 amigos, 3 chevaux et une bête féroce.

mardi 6 septembre 2011

Questionnaire: Quelle est l’ampleur de votre empreinte écologique?

Vous avez bien lu Le Planificateur, maintenant testez votre esprit écologique.

Alors, êtes-vous vraiment « écolo »? La plupart des gens souhaitent ne laisser que très peu de traces sur la planète, mais ils ne peuvent établir avec certitude l’impact qu’ils ont sur cette dernière. Pour savoir si vos gestes ont des retombées positives ou négatives sur l’environnement, vous n’avez qu’à remplir le présent questionnaire.
Choisissez les réponses qui correspondent le mieux à votre mode de vie.

Questions

1. À quelle fréquence recyclez-vous?


a. Le recyclage, j’en mange! Je recycle tout ce que je peux: le papier, l’aluminium et les cartouches d’imprimante. Tout y passe!


b. Je recycle lorsque c’est commode de le faire, à condition que je n’aie pas à fournir trop d’efforts.

c. Je n’ai ni le temps ni la patience de recycler. Je suis une personne fort occupée.

2. Utilisez-vous des produits recyclés?


a. J’essaie de réduire ma consommation, mais lorsque je dois faire des achats, j’opte pour des produits recyclés dans la mesure du possible.

b. Lorsque j’y pense, j’achète normalement les produits sur lesquels le symbole triangulaire de recyclage est apposé.

c. C’est donc à ça que servent tous les objets que les gens recyclent?

3. Combien d’appareils électroménagers homologués ENERGY STAR possédez-vous?

a. Lorsqu’il y a possibilité d’acheter un appareil électroménager homologué ENERGY STAR, je n’hésite pas! Je n’achète que des produits qui sont écoénergétiques.

b. Lorsque je suis à la recherche d’un nouvel appareil électroménager, j’opte pour le logo ENERGY STAR. J’essaie d’acheter des appareils électroménagers écoénergétiques, mais non pas au détriment de ce que je désire réellement.

c. J’achète les électroménagers que je désire et dont j’ai besoin, peu importe leur efficacité énergétique. Si l’un de mes appareils électroménagers porte le logo ENERGY STAR, ce n’est qu’un pur hasard.

4. Quelle portion de votre maison est construite à partir de matériaux durables?

a. Ma maison entière est construite à partir de matériaux recyclés ou durables. En fait, elle porte la certification LEED.

b. Ma maison n’a pas été construite à partir de matériaux durables, mais chaque fois que j’effectue des rénovations, j’utilise des matériaux durables ou recyclés.

c. Je confie toutes les décisions d’achats aux entrepreneurs. Si ces derniers désirent utiliser des matériaux durables ou recyclés, ils font comme bon leur semble. Cela m’importe peu.

5. Utilisez-vous des formes d’énergies renouvelables à la maison?


a. J’achète l’énergie renouvelable générée par des gaz d’enfouissement qui est offerte par le fournisseur de services publics local. Si cette option n’était pas disponible, j’utiliserais une éolienne ou des piles solaires.

b. J’évalue différentes options. Ce n’est que tout récemment que le fournisseur de services publics de ma localité s’est mis à offrir une énergie renouvelable. Cette option est un peu plus chère, mais ça en vaut la peine! J’envisage également l’ajout de piles solaires à ma maison.

c. Je crois avoir entendu dire que le fournisseur de services publics de ma localité utilise de l’énergie renouvelable, mais je crois que cette option est plus dispendieuse. Ainsi, je ne pense pas que je vais me prévaloir de ce service.

6. Quelle est la consommation de carburant de votre voiture?

a. Je n’ai pas de voiture.

b. Cinquante milles au gallon, rien de moins!

c. Je ne peux pas répondre avec certitude, mais je dirais environ quinze milles au gallon.

7. À quelle fréquence éliminez-vous vos déplacements en voiture?


a. Je n’ai pas de voiture. Je me déplace donc principalement à pied, en vélo et en transport en commun.

b. J’essaie d’éliminer au moins un déplacement par jour en me déplaçant à pied ou en vélo. J’essaie également de faire du covoiturage lorsque je dois absolument me déplacer en voiture.

c. Jamais sans ma voiture! Je ne peux m’imaginer utiliser un autre moyen de transport.
8. À quelle fréquence mangez-vous de la viande rouge?
a. Je ne mange pas vraiment de viande rouge. Il m’arrive toutefois d’en manger un peu, à de rares occasions.

b. Je mange de la viande régulièrement, mais j’essaie de manger des produits locaux et biologiques.

c. La viande, j’en mange à toutes les sauces!

9. Quelles sortes de poissons et de fruits de mer mangez-vous?

a. Je mange rarement de la viande, et il en va de même pour les poissons et les fruits de mer. Cela dit, lorsque je mange des fruits de mer, j’opte normalement pour les palourdes et les moules.

b. Je mange des fruits de mer toutes les deux semaines; je mange généralement des crevettes qui ont été pêchées en milieu sauvage ou qui proviennent d’élevages des États-Unis.

c. J’adore le flétan de l’Atlantique et la limande, et j’en mange chaque fois que j’en ai l’occasion.

10. Quel animal (ou quels animaux) de compagnie possédez-vous?

a. J’ai deux chiens qui proviennent d’un refuge local. J’ai obtenu mon chat auprès d’un groupe qui s’occupe de secourir les animaux de pure race.

b. J’ai adopté mon chien dans un refuge, mais je voulais absolument un chat de pure race ainsi que les documents pour le prouver. J’ai donc acheté mon chat chez un éleveur.

c. Après vérification, j’ai constaté que le refuge pour animaux de ma localité n’avait pas de perroquets d’Amazonie. J’ai donc acheté mon perroquet en ligne. J’ai déjà eu un boa constructor, mais j’ai dû le laisser filer puisqu’il était devenu trop gros.

Pointage
Chaque réponse a) vaut 2 points.

Chaque réponse b) vaut 1 point.

Chaque réponse c) vaut 0 point.

Quelle est l’ampleur de votre empreinte écologique?

Résultats

De 20 à 15 points: Votre empreinte est petite et légère. La terre a besoin d’un plus grand nombre d’habitants comme vous!

De 14 à 9 points: Il y a de l’espoir. En posant seulement quelques petits gestes écoresponsables de plus, vous pourrez réduire votre empreinte écologique.

De 8 à 0 points: Votre empreinte rivalise avec celle d’un éléphant! Votre défi: cesser d’exercer une telle pression sur la planète et donnez-lui un répit!

vendredi 2 septembre 2011

Les aventures de Lysanne - Partie 2


Lysanne Pelletier a travaillé au Planificateur pendant plus d’un an et a décidé de partir à la découverte du monde avec son mari.

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« Salut !

Ça y est, nous venons de vivre nos deux semaines de voyage en Russie et nous sommes arrivés en Mongolie hier soir.

Nous avons commencé le voyage à Moscou... Beaucoup trrrrrrop cher pour notre mince budget! À notre grande surprise très peu de gens parlent anglais, enfin presque personne! Donc bonne chance pour communiquer.

C’est également une ville complètement démesurée. Partout on peut voir des blocs-appartements énormes et pauvres, datant du régime communiste. D’énormes autoroutes à 16 voies traversent la ville. Les plus belles voitures inimaginables et la majorité du temps, ce sont des femmes qui les conduisent! Le mélange riche et pauvre atteint une échelle impressionnante! Les deux garçons avec qui je voyage, vous diront que les femmes sont toutes plus belles les unes que les autres. Bref, la ville de Moscou et le reste de la Russie sont deux choses complètement différentes.

Nous avons ensuite pris le train transsibérien jusqu’à Barnaul (en Sibérie). Trois jours de train où nous avons rencontré une classe d’étudiants qui revenait d’un voyage à St-Petersburg. Etonnamment ils parlaient anglais. Bravo la jeunesse!

Nous avons une chambre chez l’habitant en dehors de la ville afin de voir où les gens habitent et dans quelles conditions. Une nuit nous a suffit pour opter pour un hôtel touristique! Les gens vivent pauvrement, continuellement dans la saleté, mais on toujours Internet et un super téléphone!!!! Des priorités différentes je suppose. Nous avons essayé à quatre reprises depuis le début du voyage de rester avec des locaux et à chaque fois c’est la même chose: les gens sont hyper accueillants mais purée que c’est dur de vivre dans autant de saleté! J’avais déjà eu des colocs russes à plusieurs reprises lorsque j’habitais à Milan et je comprends maintenant pourquoi elles étaient autant indifférentes à nettoyer l’appartement. C est toujours intéressant de voir et de vivre avec les locaux afin de comprendre les différences de cultures.

Et de Barnaul jusqu’à la frontière de la Mongolie, nous avons partagé le trajet entre auto-stop et mini-bus. Nous sommes maintenant à Bayan-Olgii en Mongolie. Petite ville complètement à l’ouest du pays. Le paysage qui entoure la ville est tout simplement stupéfiant! Des plaines et collines dénudées, sans l’ombre d’un arbre, à perte de vue! Nous consacrerons les prochains jours à chercher où nous pourrons acheter les chevaux. Nous pensons couvrir une distance de 1 500 km à cheval, soit d’ici jusqu’à la capital, Oulan-Bataar. La seule chose qui pourrait transformer le rêve en cauchemar est la quantité de moucherons qui nous tournent constamment autour de la tête. Soyons réalistes, il y a les bons et les moins bons côtés!

Le prochain e-mail sera sans doute après notre périple à cheval, soit dans un peu moins de 2 mois. »

Lysanne

lundi 22 août 2011

L'exposition de Jean Paul Gaultier vue par Le Planificateur


Tristan Trébouta est coordinateur à la logistique au Planificateur. Curieux et globe-trotteur dans l’âme, il voyage dès qu’il peut partout au Québec. Il a souhaité vous faire partager ce mois-ci son coup de cœur de Montréal, l’exposition très convoitée de Jean Paul Gaultier.

Exposition Jean Paul Gaultier : projet 100 % Québécois sur un sujet 100 % Parisien

Un créateur atypique

Chouchou de Madonna et Lady Gaga, génie artistique pour Pedro Almodovar, Jean Paul Gaultier ne laisse personne indifférent. Souvent décrit comme l'enfant terrible de la mode, il nous arrive enfin à Montréal à travers une exposition temporaire « La planète Jean Paul Gaultier : De la rue aux étoiles » présentée au Musée des Beaux Arts de Montréal (MBAM) du 17 juin au 2 octobre 2011.

Je vous invite donc à pénétrer l'univers de l'un des plus prolifique et intemporel couturier et styliste français du monde de la mode de ces dernières décennies. Celui-ci même a déjà tout osé et bouleversé les préjugés en mixant l’ancien et le moderne, reformulé tout les classiques. Il nous a laissé voir ses fameux seins coniques matelassés créés pour Madonna, le kilt pour homme ou encore sa célèbre marinière bleue.

Un dédale de créativité

Créée en partenariat avec le MBAM, l'exposition est elle-même une œuvre créatrice de Jean Paul Gaultier ou s'entremêle tous les univers innovants de l'artiste avec bien sûr en point d'orgue la haute couture à travers 140 pièces de tenues, prêt-à-porter, conçues entre 1976 et 2011. Ces pièces se déclinent également dans biens d'autres domaines comme la danse (costume de spectacle de Bejart), la musique (costumes de tournée pour Madonna, Kylie Minogue et vidéo clip), les cosmétiques (parfums), la photographie (Kate Moose ou Dita Von Teese sont parmi ses modèles fétiches), le design de meubles (fauteuil en char de gladiateur notamment) et enfin le cinéma (« Le 5ième élément » de Luc Besson et le dernier film de Pedro Almodovar «La Piel que Habito» thriller fantastique avec Antonio Banderas).

Infos pratiques

-Une Boutique est présente à la fin de l'exposition possédant une sélection des plus intéressants ouvrages sur la mode, à en faire pâlir la Grande Bibliothèque. Elle donne en outre la possibilité de s'offrir la célèbre marinière signée Jean Paul Gaultier ou encore le formidable livre de l'exposition tiré à seulement 25 000 exemplaires pour 425 pages sur cette rétrospective.

-Tarifs : www.mbam.qc.ca/fr/renseignements/droits_entree.sn

-Vidéo Youtube : www.youtube.com/watch?v=cNIXdnZqUCs

jeudi 18 août 2011

Les aventures de Lysanne - Partie 1


Lysanne Pelletier a travaillé au Planificateur pendant plus d’un an et a décidé de partir à la découverte du monde avec son mari.

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« Salut my friends,

Et oui, c'est le début d'une nouvelle aventure que vous pourrez désormais suivre à partir des prochains e-mails.

Comme vous le savez, Yvan et moi sommes présentement en Grèce, principalement occupés à préparer notre voyage pour la Mongolie. Je vous fais une brève description de nos plans pour les mois à venir.

Le 30 juin, on s’envole pour Moscou. On essai d'aller visiter St-Pietersburg (tout de même un incontournable en Russie!) et ensuite on prend le transsibérien (c’est le train qui traverse la Russie, incluant la Sibérie) direction la frontière mongolienne. On n'a toujours pas décidé par quelle frontière on entrerait mais ça sera par le Nord, évidemment. Une fois en Mongolie, on se concentrera pour acheter des chevaux afin de traverser une partie du pays à cheval.

Juste avant que l'hiver arrive, soit aux alentours de fin septembre, nous revendrons les chevaux et traverserons la Chine en train. Il y a entre autre un trek que nous aimerions faire là-bas: la route de la soie. On ne pense pas s'attarder en Chine malgré l'immensité du pays. On se dirigera vers le Laos. Là, pas trop de plans mis à part qu'on aimerait bien finir le périple en Thaïlande. Je n’y suis encore jamais allée!

Et je crois que nous serons de retour en Grèce entre novembre et décembre.

Maintenant est venu le temps de vous raconter notre première péripétie. Et oui, avant même que le voyage ai commencé... Ça s'annonce prometteur!

Pour aller en Russie, il nous faut d'abord obtenir le visa russe, qui vous verrez, est l'un des visas les plus chers et des plus étranges!

Une fois rendu au Consulat russe, on nous annonce que puisque je suis canadienne, je dois me rendre dans mon pays pour obtenir le visa. Uniquement les grecs peuvent obtenir le visa russe en Grèce. Déjà: OUPS! "Oui mais nous sommes mariés et Yvan est grec". Bon d'accord, ce sera un peu plus cher et un peu plus compliqué, mais nous pouvons le faire. Le visa pour Yvan coûte 110 euros et pour moi 130 euro. Ça va encore. Par contre nous devons prendre une assurance qui sera annexé au visa au coût de 2 euros/jours (20 jours en Russie égale 40 euros additionnel). Et c'est obligatoire. Bon, personnellement, je suis rendu à 170 euro pour un visa de 20 jours! Mais on ne s’arrête pas au premier obstacle et on fait la demande.

L'employé du consulat nous donne sa carte d'affaire avec son numéro de portable. Je ne sais plus très bien pourquoi, mais Yvan l'appelle dans l'après-midi pour s'assurer qu'ils ont tout le nécessaire et Sergey, l’employé du consulat, nous dit qu’il manque des papiers et que je dois remplir un formulaire en plus puisque je suis canadienne. Comme nous habitons relativement loin du consulat, il nous propose de venir récupérer le papier dans un quartier plus près de chez nous. Il donne rendez-vous à Yvan à 20h00, sous un pont, près de la station de métro au port d'Athènes (!!!!!!!!!!). Yvan y va et me ramène le papier.

Le lendemain, j'avais affaire dans le quartier où se trouve le consulat et du coup j'appelle Sergey pour savoir s’il se trouve là-bas. Il répond et me dit qu'il y sera dans 5 min. J'attends en dehors du consulat et là Sergey arrive en voiture et me dis de monter (il pleuvait ce jour là, difficile de refuser). Il va se garer dans une petite rue plus loin et me demande si j'ai des questions concernant le questionnaire. Soudainement, je me dis « est-ce que je suis vraiment entrain de remettre des papiers pour un visa, légal, assise dans la voiture d'un russe?!? ». Bon il travaille au consulat, et Yvan sait que je suis avec lui. Enfin il ne s'est rien passé. Merci-au revoir, le visa sera prêt dans 5 jours. Même chose, Yvan le rappelle la semaine suivante et Sergey lui donne rendez-vous même heure, même endroit. On a bel et bien obtenu nos visas, mais je dois avouer que je n'avais jamais vu ça: un fonctionnaire qui amène du boulot à la maison!!!!!

De plus, Nikos (un ami d'Yvan), sous le prétexte de la crise économique, a fermé son magasin, a acheté tout le matériel nécessaire au back-packer et a décidé de partir avec nous!!! Pour un grec de 40 ans qui habite encore chez ses parents, j'appelle ça « révolutionnaire »!!!! Je n'ai aucune idée de comment c'est de voyager à 3; il y a aura sans doute les bons et les moins bons côtés...

Donc voilà, nous sommes presque prêts pour une nouvelle aventure! »

Lysanne